Ce lundi 6 juillet s'est tenu un groupe de travail sur l'attribution des moyens pour le second degré.
Des conditions de travail indignes pour ce GT
Les organisations syndicales départementales y étaient invitées, mais n'ont obtenu les documents de travail que le jeudi précédent en fin d'après midi: autant dire que les conditions pour une préparation sereine de ce groupe de travail étaient loin d'être remplies!
Par ailleurs, alors que la canicule était de nouveau présente en Vendée, la réunion s'est tenu sous les toits de l'inspection académique, sans que de l'eau ne soit mise à disposition des participant·es.. Cela en dit long sur le peu de cas que font les autorités des conditions de travail des personnels.
Ensuite, la réunion a démarré sans qu'aucun tour de table ne soit réalisé: si on ne connaît pas déjà le secrétaire général (SG) de l'inspection académique, on ne sait pas que c'est lui qui anime (!) la réunion.
Enfin, un mot sur la manière dont les échanges se sont déroulés: aucune place laissée à la discussion par le SG, qui balayait d'un revers de main toute intervention des OS, quelles qu'elles soient, dès qu'elles remettaient en question l'insuffisance manifeste des moyens pour garantir un service public d'éducation de qualité pour les élèves, et des conditions de travail décentes pour les personnels. La baisse démographique a eu bon dos pour justifier les baisses "mécaniques" de moyens. Et un silence assourdissant a suivi la demande des OS de connaître le reliquat éventuel de la dotation globale du département.
Une austérité qui se confirme
Sans surprise, l'heure est à l'austérité, et si le SG se targue d'un maintien global des moyens dans les collèges et les lycées, il oublie d'indiquer quelques "détails" importants:
- le nombre d'heure alloué par élève est globalement en diminution par rapport à l'année précédente;
- le nombre d'heure postes diminue quand celui d'HSA augmente;
- le nombre de BMP augment, ce qui va se traduire par un appel de plus en plus important à des contractuel·les, dont on sait que les conditions d'exercice sont loin d'être enviables;
- l'enveloppe globale d'IMP diminue alors même que les référent·es de tout type se multiplient, et nous dénonçons une opacité totale sur leur mode d'attribution;
- et surtout: certains moyens ont été maintenus de haute lutte par les collègues sur place!
Concernant les dotations d'AED, l'enveloppe globale ne change pas mais certains établissements voient leur dotation augmenter, quand d'autres la voient diminuer (jusqu'à 1 poste et demi!!). Les établissements ont été mis au courant très tardivement, ce qui pose de gros problèmes de recrutement, qui devra être fait dans la précipitation pour les établissements dont la dotation augmente. Et concernant les établissements où la dotation a été revue à la baisse, cela précarise encore plus la situation des AED, qui seront de plus en plus à avoir des temps partiels. L'ensemble des OS présentes a dénoncé cette situation, liée à la fois à un budget toujours serré, et à un nouveau mode d'attribution des dotations AED, décidé fin mai par un groupe de travail auquel étaient invité·es les chef·es d'établissement.
SUD éducation Vendée dénonce à la fois la forme de ce GT, et le fond, qui signe encore une fois une dégradation du service public d'éducation.
