Le CSA moyen second degré a eu lieu ce mardi 3 février 2026.
Voici le compte-rendu de SUD éducation 85 point par point :
Tu peux lire notre déclaration liminaire ICI.
Conditions de travail
SUD éducation a demandé si la suppression des groupes de niveau signifiait l'abandon de la réforme des savoirs et si les moyens alloués aux groupes (précédemment pris sur les dotations) allaient être ré-alloués. Nous n'avons pas obtenu de réponse de la DASEN.
Un seul collège de Vendée va bénéficier du dispositif "Collège en progrès".
La raison de ce choix unique aurait été multifactorielle et parce qu'ailleurs, c'est pire.
Les résultats aux sacro-saintes évaluations nationales seraient pris en compte, mais pas que... Il y aurait aussi l'IPS, les difficultés autres... Bref, des choix d'attribution bien opaques.
Ce dispositif devrait apporter une plus-value au collège, à savoir un diagnostic de la DSDEN, des ETP par rapports aux projets. Ces moyens devraient se cumuler avec ceux REP et REP+.
En revanche, il n'y aurait pas de moyens médico-sociaux mis en plus et aucun dispositif d'évaluation de l'efficacité du dispositif n'a été pensé. Le SG s'étonne qu'on puisse se questionner dessus...
SUD éducation craint que cet énième label ne soit précurseur d'une fin des moyens REP ou REP+, comme les CAPE ont enterré les moyens REP des écoles concernées.
SUD éducation a aussi appris que la gestion des moyens se discutait énormément lors des nouveaux observatoires des dynamiques territoriales. Or, les représentant⋅es du personnel⋅les ne sont pas invité⋅es lors de ces instances parallèles. SUD éducation a demandé, en lien avec les autres OS, que nous puissions y participer afin d'y porter la parole des personnels.
En effet, de très petits établissements pourraient être fermés dans l'avenir. Quand nous seront "mûr⋅es pour ça".
SUD éducation s'oppose à un remaillage des établissements du secondaire qui aurait pour seul objectif la rentabilité. Ce remaillage a déjà été effectué dans d'autres services publics avec comme conséquence directe la désertification de zones rurales.
Pour SUD éducation, il existe 2 leviers pour éviter des fermetures d'établissements :
- Diminuer le nombre d'élèves par classe afin de conserver des dynamiques entre personnels dans ces petites structures.
- Fermer les établissements privés sous-contrat en réquisitionnant ses locaux sans indemnités et en intégrant ses personnels au sein de l'EN.
SUD éducation a également dénoncé la communication agressive du privé catholique engendrant une fuite des familles vers le privé. Nous avons demandé au services de la DSDEN de ne plus ménager le privé dans sa communication.
Moyens second degré
La priorité nationale selon le ministère serait la réussite de chaque élève.
Le problème, c'est que si chaque élève réussit, le patronat n'aura plus de main d’œuvre non qualifiée à exploiter. Alors quel crédit offrir à un ministre ami des patron⋅nes ?
La baisse des effectifs est réelles : -447 (-416 en collège, stable en lycée).
SUD éducation propose que cette baisse démographique serve à alléger les effectifs par classe plutôt qu'à supprimer des ETP.
La baisse dans le privé est un peu moindre : -391.
Le RG évoque un nombre d'élèves par classe à la baisse (25,1 contre 25,38 en 2025). Ce à quoi les OS répondent que les élèves à besoins particuliers sont désormais scolarisé⋅es en milieu ordinaire sans que les moyens pour l'inclusion ne soient mis en œuvre : création d'un corps de fonctionnaire pour les AESH, des formations et une meilleure rémunération de ces agents, la présence d'éducateurices spécialisé⋅es dans les établissements accueillant des dispositifs, un recrutement massif dans les professions médico-sociales (AS, infirmier⋅ères scolaires, psychologues scolaires, ergothérapeutes...).
Des projets de mobilité internationales ont été mis en avant par la DASEN, de même que des classes découvertes sur plusieurs jours permettant une plus grande ouverture sur le monde aux élèves issu⋅es des classes populaires. SUD éducation a en revanche dénoncé le fait que ces projets sur plusieurs jours sont trop souvent empêchés par le refus de libérer des enseignant⋅es pour accompagner, exigeant de fait des encadrant⋅es extérieur⋅es qui ne sont pas des professionnel⋅les de l'éducation.
L'attribution des moyens fait paraître -28 ETP mais +5 ETP en heures poste. Avec -24 en collège et +1 en lycée. Devant l'interrogation des syndicats montrant que le compte n'y est pas, il nous est répondu qu'un lissage est effectué entre collège et lycée.
En lycée, les classes prépa seconde ferment. SUD éducation se félicite de la disparition de ce dispositif lié à la fin de l'obligation d'obtention du brevet pour accéder au lycée.
